La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Entretiens Yves Pagès, l’écriture

mai 2003 | Le Matricule des Anges n°44 | par Pascal Paillardet

Trois ans après "Petites natures mortes au travail", l’écrivain poursuit sa subtile peinture de la "précarité existentielle". Recueil de silhouettes, "Portraits crachés" réunit les croquis de "sans dialogue fixe".

Portraits cachés

Yves Pagès n’est pas de ces écrivains qui s’agrippent à une barricade comme à un piédestal. Il n’a d’autre tribune que les fragiles estrades édifiées par une littérature qui se refuse à la vanité. « Il n’y a jamais de page blanche, il n’y a que des moments où l’on est vide soi-même ». Cette littérature de la complicité et de la fraternité, qui ne prétend pas au prosélytisme, s’écrit « à la première personne du pluriel ». Publié trois ans après Petites natures mortes au travail, réunissant des fragments d’un univers social disloqué, Portraits crachés se réclame de cette mitoyenneté. Charlotte la « suicidaire intermittente », Ferdinand le « scandaliste d’arrière-salle », Gilles le « littérateur rive-gauche », Edmond le « gros dormeur en fin de droits »… Les quatre-vingts silhouettes qui traversent ce livre, toutes esquissées avec brièveté et netteté, pourraient trahir nos propres reflets. « Je ne fais que capter les échos, les non-dits, les indices, les jargons liés aux évolutions contemporaines, sans nostalgie passéiste ni hystérie moderniste », dit Yves Pagès. Attentif à corriger les images parfois suscitées par ses actes et sa littérature -« Je ne suis pas ce gauchiste infantile que l’on décrit quelquefois ! »-, l’auteur du roman Le Théoriste réfute toutes les postures et se défie de la cécité idéologique ou de l’aveuglement émotionnel. « Prenez la guerre en Irak… Cette année, les intellos étaient les consultants militaires. Ils ont produit un discours manichéen d’une rare stupidité. Ce n’était plus un débat intellectuel, mais une dispute de cour de récréation ! »

Parus en 2000, les courts récits de Petites natures mortes au travail dénonçaient une « morbidité latente du travail » qui affecte autant les « klebs salariés » que les « précaires ». Avec Portraits crachés, vous donnez aujourd’hui la parole aux « sans dialogue fixe »
J’ai envie d’atténuer la frontière que l’on pourrait hâtivement instaurer entre ces deux livres. L’ouvrage Petites natures mortes au travail n’était pas un documentaire sur l’horreur économique, sur la précarité économique ou la fracture entre les salariés et les exclus. Chômeurs ou salariés -j’ai effectivement utilisé la formule de « klebs salariés »-, nous subissons tous le chantage à l’emploi, et sa culpabilisation symbolique ou affective. Les discours qui tentent d’établir une frontière nette entre l’espace mental ou social du travail et celui du non-travail sont archaïques et mensongers. Quand j’évoque la précarité, il s’agit d’une précarité existentielle, à la fois désirée et subie, sans qu’il soit très aisé d’en démêler l’écheveau. Si les Portraits crachés se situent sans doute dans la lignée des Petites natures mortes au travail, ils balisent avec moins d’univocité le champ social. Ils redonnent davantage la parole à l’intime, à l’enfance, à la maternité, aux combinatoires du couple, aux lignes de fuite de la vieillesse ou à quelques figures érotiques.
Les textes de Portraits...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA PDF n°44
4.00 €