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Poésie Quelqu’un plus tard

mars 2010 | Le Matricule des Anges n°111 | par Richard Blin

Quelqu’un plus tard se souviendra de nous

Elles sont quinze - françaises, italiennes, anglaises, grecques, russes - quinze femmes poètes réunies en un ensemble anthologique qui a des vertus apéritives puisque l’œuvre de chacune est à retrouver dans la collection Poésie/Gallimard. Quinze façons de célébrer « cette émotion appelée poésie » (Reverdy), chacune avec son corps singulier, unique, son refus de s’accommoder avec la banalité, sa manière d’affirmer que l’amour est chose perfectible et qu’il appartient à chacun de l’affranchir des préjugés qui le stérilisent.
Des odes et des fragments de Sapphô aux poèmes de Kiki Dimoula, poétesse grecque d’aujourd’hui, on trouve Pernette du Guillet, inspiratrice de la Délie, et auteur des Rymes - « Je te promis au soir que, pour ce jour, / Je m’en irais à ton instance grande / Faire chez toi quelque peu de séjour : / Mais je ne puis… » -, Louise Labé - « Baise m’encor, rebaise-moi et baise ; / Donne-m’en un de tes plus savoureux, / Donne-m’en un de tes plus amoureux : / Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise. » -, Marceline Desbordes-Valmore dont Baudelaire disait qu’elle traçait des merveilles « avec l’insouciance qui préside aux billets destinés à la boîte aux lettres » ; Emily Dickinson, hantée par le rien et l’infini de la beauté, Anne Akhmatova et sa vie de misère et de disgrâce. Sans oublier Gaspara Stampa, amante avide mais délaissée, Elisabeth Browning, peut-être la première femme à donner un ouvrage mettant à nu la puissance et non la négativité du féminin (V. Woolf) ; Emily Jane Brontë, sauvage et mélancolique, Catherine Pozzi, dont Paul Valéry fut le « très haut amour » et son « enfer », Marie Noël - « Je ne sais pas si je vaux qu’on m’aime… / Je ne sais pas… Je ne suis qu’un don » -, Marina Tsvétaïéva, « Traquée, au monde entier livrée », Louise de Vilmorin, qui aimait les poètes autant que la nature, Sylvia Plath, enfin, et sa quête quasi désespérée d’amour.

quelqu’un plus tard
se souviendra de nous

collectif
Poésie/Gallimard, 190 pages, 6,70

Quelqu’un plus tard Par Richard Blin
Le Matricule des Anges n°111 , mars 2010.
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