éditions Léo Scheer
A propos
Les chevaux de Laure
Figure de l’Internet littéraire (de Facebook à Dailymotion en passant par son blog et Myspace), Laure Limongi écrit des livres, compose de la musique, se produit sur scène et dirige la collection « Laureli » aux éditions Leo Scheer où elle publie des proses à la modernité affichée.
On aurait plutôt imaginé la collection « Laureli » du côté d’Oberkampf que de ce huitième arrondissement clinquant qui héberge les éditions Leo Scheer. Chics et compassés, les commerces ici affichent des prix qui ressemblent à des plaisanteries et les vitrines des galeries d’art exposent des bustes de Napoléon. Laure Limongi, seule rescapée d’une canicule qui a vidé les locaux de la maison d’édition, avoue qu’elle rêve aussi d’autres horizons, ; ça tombe bien : le lendemain de notre rencontre elle s’envolera pour le Brésil où un colloque et des vacances l’attendent. Cette jeune Bastiaise...
Contre le prêt-à-penser
Espace de création et de critique, les jeunes Éditions Léo Scheer mêlent l’écrit et l’image dans un catalogue ouvert à tous les arts. Un lieu de résistance prêt également à s’investir dans la diffusion des œuvres.
Sociologue et philosophe de formation (on lui doit entre autres La Démocratie virtuelle, 1994) Léo Scheer, 55 ans, a plusieurs vies, mais un seul itinéraire : plutôt gâté. Il débute au ministère de l’Équipement. Les barricades de Mai 68 à peine tombées, les grands corps de l’État planchent sur la Nouvelle société. Chargé de financer la recherche en sciences humaines, le jeune fonctionnaire...
Ouvrages chroniqués
L' Heure canidée
Illustration(s) de Alain Controu
de
Claude Louis-Combet
2005
Lmda N°63
Magma de fantasmes, chaos de pulsions : l’écriture de Claude Louis-Combet fouille au plus obscur des corps à la recherche d’un lieu originel enfoui.
Un homme marche dans une forêt comme s’il avait voulu s’y perdre lorsqu’il entend les halètements amoureux qui proviennent d’une cabane en lisière. Il s’en approche « tout frémissant du plaisir de m’enfoncer dans la douleur ». Il pousse la porte : « étrange chambre d’amour s’il en fut : dans l’espace d’une pénombre toute propice au secret et au recueillement, je voyais à présent la couche...
Le sacre de l’obscénité
mai 2005
Humanimalités
Matériologies, 3
de
Michel Surya
2004
Lmda N°54
À la lueur de ses lectures de grands auteurs, Michel Surya poursuit sa descente au plus bas. Dans une langue et une pensée à la radicale beauté.
Pour qui voudrait porter la pensée philosophique jusqu’en un point que la philosophie refuse d’envisager, la littérature offre une voie souterraine. On parlerait volontiers de galeries, comme celles des taupes dont Kafka parle dans Le Terrier, des galeries, écrit Surya, « immenses, et belles, et d’une complexité telle qu’il n’y a pas jusqu’à la pensée pourtant souveraine de la bête elle-même...
La honte et l’excès
juin 2004
