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Événement & Grand Fonds La révélation Duits

avril 1994 | Le Matricule des Anges n°8 | par Thierry Guichard

Encensé par Breton, ignoré de ses contemporains, Charles Duits a plongé dans les gouffres de la connaissance pour en ramener une lumière éblouissante. Dérangeante, son oeuvre redevient enfin disponible.

Le Pays de l’éclairement

La Conscience démonique

Question de N° 95

Le Peyotl a donné un but à mon existence. » C’est en 1956 que Charles Duits prend pour la première fois ces boutons de cactus qui permettent aux indiens du Mexique d’accéder à la conscience des dieux. Mais que l’on ne se méprenne pas ; le poète était « voyant » avant l’absorption de toute substance. La longue note biographique qui ouvre le numéro de la revue Question de est explicite. Signée Christian Le Mellec, directeur des jeunes éditions Le Bois d’Orion, elle dresse le portrait troublant d’un des très grands poètes de ce siècle rejetté d’une société où seulement quelques uns surent l’entendre (A.Breton, J. Lindon, M. Nadeau…).
Charles Duits est né en octobre 1925, enfant unique d’une Américaine et d’un père d’origine juive espagnole. Fuyant les nazis pendant la guerre, la famille se réfugie aux Etats-Unis où, au riche collège d’Andover (que fréquentent alors Georges Bush et Jack Lemmon), Charles Duits, le Français, fera l’expérience du rejet. Ce qui ne l’empêche pas de pratiquer la télépathie et surtout l’hypnose. Ses premières rencontres, il les fait dans les librairies françaises de New-York : c’est Rimbaud et Lautréamont, ce sera ensuite la revue VVV fondée par David Hare et Lionel Abel et derrière laquelle se trouvent André Breton et Max Ernst. Le pape du surréalisme se trouve alors à New-York. Charles Duits lui écrit. André Breton est frappé par la qualité des textes de ce poète de 17 ans. Les deux hommes se rencontrent en décembre 42. « Je ne doute pas un instant que le message essentiel que j’aurai passé ma vraie vie à guetter, à saisir par bribes, que ce message passe actuellement par vous… » lui déclare Breton, « …il est impossible d’exprimer la surprise que j’éprouvais -la surprise, presque la frayeur- lorsque je compris que Breton me considérait spontanément comme son égal et donc comme celui des Olympiens. » écrira Charles Duits. Son cheminement dans la vie sera ainsi semé de rencontres décisives, véritablement extraordinaires.
Ainsi, le 6 décembre 1948, en France, c’est une autre rencontre, plus improbable, irréelle, qui surprendra le poète. Rangeant des livres, il trouve un Evangile de sa mère, « mon regard tomba sur le passage de saint Jean où Jésus apparaît à Marie de Magdala sous les traits du jardinier.
Subitement, une flamme se jeta dans ces phrases -comme si une main inconnue avait, parmi ces feuilles jaunissantes, glissé un message personnel, urgent. L’immense fantôme du Temps se déchira. Je me tenais, avec Marie, au seuil du tombeau, et je pleurais… » (La Conscience démonique)
. La rencontre avec le Christ va conduire Duits à flirter jusqu’en 1956 avec le christiannisme sans toutefois se convertir. Mais, et notre esprit positiviste s’accroche à cette hypothèse, le poète n’était-il pas prêt à toute illumination, toute révélation, lui qui cherchait depuis l’enfance la connaissance cosmique ? Insatisfait du monde visible tel qu’une conscience commune le perçoit, Duits n’a eu de cesse de vouloir...

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