éditions Joëlle Losfeld
A propos
La tête et les épaules
Près de vingt ans d’édition dont douze sous son nom, Joëlle Losfeld, fille d’Éric, mène sa barque entre les rivages des littératures anglo-saxonne et française. Avec tempérament.
L’œil est pétillant, ses lapsus déroutants, et son portable émet une sonnerie de volière gazouillante. Naturellement, le charme opère. « Le 6e arrondissement de Paris est très sympathique. Il y a beaucoup de boutiques », dit avec malice celle qui vient de quitter la place Clichy pour le quartier des éditeurs, après son rachat par Gallimard il y a six mois. Depuis 1998, au gré des circonstances, le fonds Joëlle Losfeld danse plutôt la valse. Il est passé des bras de Payot/Rivages à ceux de Mango, avant de rejoindre ceux de la prestigieuse enseigne. Avantages du nouveau soupirant : « Une...
Ouvrages chroniqués

La Belle qui vous fait signe
de
Oliver Onions
1996
Lmda N°16
Une maison hantée en plein n o man’s land : un décor stérile pour fixer l’agonie d’un écrivain raté. Oliver Onions entre peurs et douleurs.
Offrons-nous pour quelques lignes l’immense privilège de jouer avec l’histoire littéraire. Imaginons par exemple Proust, rue Hamelin, tout à la rédaction de sa Recherche. Soudain -il aura peut-être suffi d’une légère contrariété, d’un bruit un peu trop insistant-, Proust décide de quitter sa célèbre chambre tapissée de liège pour un intérieur plus propice aux longues heures de travail. Mais...
La mort de l’écrivain
juin 1996
Bleu cobalt
de
Laure Fardoulis
2001
Lmda N°37
La phrase soyeuse et dentelée de Laure Fardoulis est accolée à la beauté. Elle pourrait prendre la pose dans un salon d’honneur si elle n’avait la délicatesse de ces élégantes qui soupirent distraitement au balcon. À la posture, Laure Fardoulis préfère la présence. Elle prend soin d’éventer son étoffe. Une âme transpire à travers le tissu de son roman Bleu cobalt, rédigé en hommage à...
En lignes bleues
décembre 2001
Boy
de
James Hanley
2003
Lmda N°49
Œuvre noire et réaliste des années 30, Boy dénonce une société industrielle qui met ses enfants au travail. Un texte poignant.
Une trentaine de romans, une centaine de nouvelles, des pièces écrites pour la radio et la télévision n’auront pas suffi à sortir James Hanley, auteur prolixe des années 30, d’un oubli immérité. Et pourtant, Boy, paru en 1931, lui a permis de faire la une des journaux non pour la qualité de son roman d’une noirceur profonde, mais pour une accusation d’obscénité. Boy faillit bien ne jamais...
Porté manquant
janvier 2004
