éditions Joëlle Losfeld
A propos
La tête et les épaules
Près de vingt ans d’édition dont douze sous son nom, Joëlle Losfeld, fille d’Éric, mène sa barque entre les rivages des littératures anglo-saxonne et française. Avec tempérament.
L’œil est pétillant, ses lapsus déroutants, et son portable émet une sonnerie de volière gazouillante. Naturellement, le charme opère. « Le 6e arrondissement de Paris est très sympathique. Il y a beaucoup de boutiques », dit avec malice celle qui vient de quitter la place Clichy pour le quartier des éditeurs, après son rachat par Gallimard il y a six mois. Depuis 1998, au gré des circonstances, le fonds Joëlle Losfeld danse plutôt la valse. Il est passé des bras de Payot/Rivages à ceux de Mango, avant de rejoindre ceux de la prestigieuse enseigne. Avantages du nouveau soupirant : « Une...
Ouvrages chroniqués
Un cachalot sur les bras
de
Bernard Mathieu
2002
Lmda N°38
Lorsqu’il se fatigue de la charrier dans ses remous, l’océan recrache la baleine sur une plage, où elle devient la conscience échouée du gendarme esseulé. Au matin gris, le pandore bute sur le paillasson de viande morte ; baleine ou cachalot ? Cachalot, conclut-il après une hasardeuse autopsie de l’indécente dépouille. Il songe à son Auvergne natale où les baleines se portent essentiellement...
Le clin d’œil du cyclone
mars 2002
Un complot de saltimbanques
de
Albert Cossery
1999
Lmda N°29
Trois rééditions en poche montrent comment Albert Cossery parvient à échapper à l’hypocrisie générale.Et à s’exiler du monde, pas des hommes.
Figure atypique des lettres, Égyptien de Paris où depuis cinquante ans il habite la même chambre d’hôtel, Albert Cossery est aussi un écrivain engagé. Le mot a de quoi surprendre aujourd’hui, d’autant que le vieil homme (né en 1913 au Caire) est devenu comme le symbole d’un sage détachement, d’un dilettantisme aristocratique. Mais l’engagement n’est pas appartenance à une idéologie politique...
L’engagement dégagé
janvier 2000
Un long long chemin
de
Sebastian Barry
2006
Lmda N°75
En superposant deux guerres, le Dublinois Sebastian Barry dévoile un épisode sombre de l’histoire de son pays. Un chant lyrique, terrible et vain.
Des guerres, leur folie meurtrière, il serait souhaitable de pouvoir affirmer que tout a déjà été écrit. Mais ne plus écrire sur le feu, ne supprime aucunement les brûlures. Sebastian Barry le sait. Romancier, dramaturge, poète, il aime à raviver les flammes, surtout celles du souvenir et évoquer l’Irlande humiliée sous le joug britannique. Il a choisi de parler de l’engagement irlandais lors...
Sang d’Irlande
juillet 2006
