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Le Matricule des Anges
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éditions Minuit

A propos

Littérature as usual On ne voyait pas un nuage le samedi 1er novembre 1755 à Lisbonne. Vers dix heures moins vingt le ciel était au beau fixe, une légère brise venait du nord-est, précise William Marx dans son Adieu à la littérature1. La matinée se présentait sous les meilleurs auspices, nous dit-il, chacun vaquait à ses occupations quand, tout à coup, un obscur grondement se fit sentir, première des trois secousses qui, en quelques instants, allaient provoquer la catastrophe que l’on sait : l’une des villes les plus riches de l’Europe rayée de la carte, 30 000 victimes. L’impensable advint soudain, les...
octobre 2015
Le Matricule des Anges n°167

Minuit, à l’aube algérienne

À l’heure où on célèbre avec les accords d’Évian le cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, les Éditions de Minuit rééditent les livres qui furent les jalons majeurs d’un combat mené contre le déshonneur et la déraison d’État. Indignez-vous ! écrivaient-ils. À travers les publications qu’elles suscitent, les commémorations ont au moins pour vertu de nous inciter à nous abstraire du temps qui est le nôtre pour tenter de retrouver le sens d’événements que leur éloignement nous rendait pour une part opaques ou hermétiques. La lecture des ouvrages que les Éditions de Minuit font reparaître à cette occasion offre ainsi l’opportunité de connaître les...
mars 2012
Le Matricule des Anges n°131

Ouvrages chroniqués

Index alphabétique des titres

1 A B C D E F G H I L M N O P Q R S T U V

C

Ca raconte Sarah
de Pauline Delabroy-Allard
2018
Lmda N°196 Le premier roman de Pauline Delabroy-Allard, impossible roman d’amour, est d’une indéniable habileté et d’une beauté fulgurante. En lisant le livre de Pauline Delabroy-Allard, l’on se dit qu’elle-même pourtant si jeune aura déjà tout lu, tout vu, tout perçu et peut-être tout vécu. Et l’on se plaît à espérer qu’elle n’ait pas dans ce premier livre tout dit, tout écrit. Car ce premier coup d’essai nous emporte aussi bien par ce qu’il questionne de l’art du roman, que par ce qu’il révèle au cœur de la narration, de...
Sarah song
septembre 2018
Cairn
de Enzo Cormann
2003
Lmda N°44 Quelle représentation du monde le théâtre peut-il mettre en jeu aujourd’hui ? Enzo Cormann place avec "Cairn" un nouveau jalon dans dans sa tentative d’affranchissement. En montagne, un cairn est un monticule de pierre édifié par des explorateurs, des alpinistes pour marquer un repère, indiquer un passage. Dans la nouvelle pièce d’Enzo Cormann, c’est le nom de son personnage principal. La pièce est construite en trois temps, un prologue où l’on voit Cairn enfant, à l’école primaire. Il est en train de recevoir des coups de règle sur les doigts pour ne pas...
Les voix rebelles
mai 2003
Ces deux-là
de Patrick Deville
2000
Lmda N°34 L’amour est une triste supercherie. Il sert juste à faire des chansons. Dans Ces deux-là, Patrick Deville prêche le faux pour savoir le vrai et au bout du compte on se demande ce qui reste. Les phrases de Patrick Deville ressemblent à ses romans. Elles sont joueuses et désabusées, ironiques mais prêtes à se laisser prendre à l’émotion qu’elles effleurent, en connaisseuses, avec une dextérité qui ne suffit pas toujours à garder la distance, minutieuses, précises, mais pour un rien prêtes à s’enflammer, à se brûler à ce qu’elles auront touché de trop près. Habiles, un rien...
L’orgasme de l’otarie
avril 2001
La Chambre à brouillard
de Eric Chevillard
2023
Lmda N°242 Dans ce nouvel opus, Éric Chevillard se penche, scalpel en main, sur un sujet récalcitrant. Cette quête de l’écriture en devient la matière même. Qes édifices romanesques d’Éric Chevillard ne tiennent souvent qu’à un fil sur lequel l’auteur tire aussi savamment que brutalement. Il s’agit de le tendre au maximum, de vérifier sa capacité de résistance, d’y faire toute sorte de nœud, d’y avancer en équilibriste, et si jamais en chemin le fil semble casser, notre auteur continuera d’avancer dans le vide jusqu’à ce que le fil, comme par...
Le sujet, ce beau souci
avril 2023
Changer d’air
de Marion Guillot
2015
Lmda N°166 CHANGER D’AIR DE MARION GUILLOT Éditions de Minuit, 173 pages, 14 e La voilà la rentrée des classes : un professeur lève l’ancre. Ayant vu sur le chemin du lycée une femme tomber dans le port, il laisse à son tour son monde, professionnel et familial, tomber. Ce qui ne l’empêchera pas de tourner en rond quelques dizaines de kilomètres plus loin, comme Henri, son nouveau compagnon à...
Changer d’air
septembre 2015
Choir
de Eric Chevillard
2010
Lmda N°112 S’il existe une humanité plus vile et corrompue que la nôtre, c’est dans le dernier roman d’Éric Chevillard qu’il faut aller la débusquer. Gare aux effets de miroir : l’enfer, c’est bien nous. À vous les rassasiés, sur-câlinés, dorlotés par la vie jusqu’à l’épuisement. Si la facilité vous énerve, que le confort vous blase, que même votre chien vous agace à force de dévouement, alors on ne...
Choir et déchoir
avril 2010
Clara Stern
de Éric Laurrent
2005
Lmda N°67 De sa plume trempée dans l’or fin des mots, Éric Laurrent explore avec finesse et drôlerie la mécanique des sentiments. Cela commence par une phrase qui occupe toute la page, et nous mène du solstice d’été à la mandibule gauche du narrateur. Éric Laurrent possède l’art de la digression, mais de dentiste en psychologie de comptoir, il nous conduira pourtant sans faillir au point d’ancrage du roman : la rencontre amoureuse. Si ses précédents livres s’attachaient à pasticher les genres roman policier, roman...
L’amoureux malgré lui
octobre 2005
Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?
de Pierre Bayard
2007
Lmda N°81 En reconduisant le lecteur à son être social et la culture à ses enjeux de pouvoir, Pierre Bayard prône une méthode sérieuse de « non-lecture ». Pierre Bayard fait toujours l’effet de quelqu’un qui donne du temps à ses pensées et qui, en les assumant jusqu’au bout, ne recule pas devant le désordre, l’ambiguïté ou la provocation de leurs conséquences. Et si cet universitaire psychanalyste, auteur d’essais aussi érudits qu’iconoclastes n’est plus à un paradoxe près, c’est que pour lui, le mal tient précisément aux idées inamovibles,...
La lecture à l’index
mars 2007
Conscience et roman, vol.1 : Conscience au grand jour
de Jean-Louis Chrétien
2009
Lmda N°105 L’intrusion du romancier dans la conscience de ses personnages va-t-elle de soi ? Jean-Louis Chrétien réinterroge cette évidence. À peine l’a-t-il fait naître à son imagination que le romancier regarde presque automatiquement « à l’intérieur » de son personnage. Comme en vertu d’un droit de conquête légitime, il ne se contente pas seulement d’en visiter la conscience, il s’y installe à demeure pour l’ausculter, pénétrant ainsi sans vergogne ses arcanes les plus reculés, au point que cette scrutation de ce qu’il y a de...
Droit de regards
juillet 2009
Continuer
de Laurent Mauvignier
2016
Lmda N°178 Sous la forme d’un roman et d’une pièce de théâtre, Laurent Mauvignier propose deux façons de trouver sa voix, celle d’un adolescent en rupture de ban, Samuel, et celle d’une femme sans nom que plus rien ne semble toucher. Écoutez, je vais vous dire, même si je ne suis pas sûre que vous m’entendiez, que vous compreniez – je suis même sûre que je pourrais aussi bien vous parler de n’importe quoi et que je parle dans le vide, c’est ça, n’est-ce pas ? » Ainsi s’adresse la « Femme » d’Une légère blessure à la jeune fille qui l’aide à préparer le repas de famille. De cette servante moderne, on ne sait rien,...
À corps perdus
novembre 2016
Courir
de Jean Echenoz
2008
Lmda N°98 Courir a deux syllabes, comme Émile, le héros de Jean Echenoz qui traverse ces 146 pages comme un dératé, deux jambes. Si on peut, à la fin de cette romance, presque en douter, c’est qu’Emil Zatopek (né en 1922 en Moravie) rayonnera sur les pistes de demi-fond et de fond de 1948 à 1954, avalant médailles olympiques et titres de champion du monde, sans broncher. Un phénomène propre à ce que...
Courir
novembre 2008
La Créativité de la crise
de Évelyne Grossman
2020
Lmda N°215 Combat contre la page blanche, contre soi, contre la folie ? Au croisement de la littérature, de la psychanalyse et de la philosophie, Évelyne Grossman interroge les rapports qu’entretient la crise avec le processus créatif. C’est un des grands mythes attachés à la création – qu’elle soit littéraire, picturale, musicale ou autre. Un mythe à la dent dure, dont les relents romantiques nourrissent à l’envi des vocations souvent boursouflées. Littéralement, un poncif : l’artiste en prise avec la panne, le manque d’inspiration, le silence des anges, contraint dès lors à une périlleuse traversée du néant. Mais néant...
L’art du déséquilibre
juillet 2020
Le Crime de Buzon
de François Bon
Lmda N°3 L’écriture de François Bon est souvent tortueuse. Elle ouvre la narration aux voix concomitantes qui s’y réfugient. Inscrite volontairement dans le contexte social, elle émane pourtant des plus sombres profondeurs de la conscience de son auteur. Peut-on parler de ces pères en écriture qui ont inspiré votre oeuvre ? La notion de père ne me convient pas. C’est plus violent que ça. J’ai l’impression qu’à 16-17 ans c’était le Nouveau Roman. Les déclencheurs, ce sont les contemporains. Blanchot, par exemple. Ou tout ce qui se passait autour de la revue Digraphe. Ce que l’on doit faire à partir de là, c’est remonter aux sources de...
L’écriture au corps à corps
janvier 1993
Le Crime de Buzon
de François Bon
Lmda N°3 Le dernier récit de François Bon. Temps machine reprend le théma de son premier roman, des voix des ouvriers, des paysans ou des artistes. Avec au bout du compte, une oeuvre dense et onirique. L’homme est avenant, sous ses lunettes rondes, son sourire esquisse l’excuse de n’être pas trop disponible. François Bon n’est pas ce que l’on pourrait appeler un homme de l’édition. Ecrivain jusqu’au plus profond du corps, ses enjeux ne sont pas ceux que l’on fixe à une échelle sociale. L’écriture, pour lui, est trop vitale. Né en 1953 dans un village de Vendée, cette Vendée qui revient...
François Bon : l’ingénieur globe-writer
janvier 1993
Critique n°871 Adorno : Enfin Lu ?
de Collectif
2020
Lmda N°212-213 À l’occasion des cinquante ans de la mort d’Adorno, la revue Critique dresse un état des lieux de la réception du philosophe allemand en France. De sa non ou mélecture dans les années 70, jusqu’au travail acharné que mena Miguel Abensour pour le faire traduire dans sa fameuse collection « Critique de la politique » (créée en 1974 chez Payot et accueillie depuis 2015 aux éditions Klincksieck),...
Critique n°871 de Collectif
mai 2020
Cutter
de Yves Ravey
2009
Lmda N°108 Insidieuse enquête policière et sanglant récit d’initiation, Cutter s’insinue dans le vif de la métaphore littéraire. Entre un soir, un jour entier et une matinée, entre la propriété des Kaltenmuller, un Institut de surveillance, une station service Avia et un relais routier, Cutter dissémine les indices d’une implacable intrigue. Une scène, burlesque et cruelle, en donne le la : dans les recoins d’un cellier, Marcel Pithiviers, secondé par son neveu Lucky Wotruba, castre Oswald, le chat de Marius...
L’art de l’incision
novembre 2009

Auteurs