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Dossier La littérature nous sauvera
Méridien de sang de Cormac McCarthy par Lionel Destremau

février 2019 | Le Matricule des Anges n°200

La littérature nous sauvera

Quand il m’a été demandé, pour ce n°200, un texte personnel en sélectionnant un livre « fondateur », j’avoue avoir calé un moment… tant la liste me semblait trop longue, et particulièrement difficile de n’en extraire qu’un titre, d’un auteur. J’ai donc pris un petit instant pour… regarder ma bibliothèque. Mais ce n’est pas un titre qui m’est apparu de prime abord, mais un genre littéraire, un de ceux qui ont encore, dans l’esprit commun, une certaine image sans doute un peu dévoyée ou péjorative. À l’instar du polar, longtemps catégorisé dans les romans de gare populaires, le western a souffert en particulier du cinéma (période classique, spaghetti, voire de série B) et des poncifs véhiculés des décennies durant. Et sans doute avais-je des présupposés de lecture plutôt négatifs quand, en 1992 ou 1993, j’ai commencé à lire Méridien de sang, de Cormac McCarthy (dont la première édition remontait à 1988, dans la collection « La Noire » de Gallimard). Au-delà de la porte ouverte sur l’ensemble de l’œuvre de cet auteur dont j’ai pu me nourrir par la suite, au-delà même de tout un pan des lettres américaines dont McCarthy a fait partie dans mes lectures de l’époque (Harrison, DeLillo, Banks, Hawkes, McGuane, Gass, Coover, Crumley, Gaddis, etc.), Méridien de sang m’a littéralement plongé dans le western et la découverte d’une littérature à part entière, avec toutes ses lettres de noblesse, depuis les classiques (Fenimore Cooper en tête), jusqu’aux contemporains. Bien sûr, Méridien de sang se caractérise par le style propre à son auteur, ses descriptions minutieuses, sa nature omniprésente, et en contrepoint des dialogues secs, des phrases directes ou assertives, et ce roman a une place spécifique dans l’évolution de son œuvre, faisant le lien avec les premiers textes et annonçant les suivants dans une forme de pivot. Mais il est aussi caractéristique de la mythologie du Grand roman américain, en usant de la violence comme d’une sorte de ferment historique à la constitution d’une nation. Tous les paramètres classiques du western tels qu’Hollywood les a propagés sont présents, mais tous explosent littéralement au fil du récit. Les territoires de l’Ouest américain, la frontière, les trois cultures qui s’affrontent (mexicains, indiens, occidentaux), l’aventure à coups de chevauchées dans la prairie ou le désert, la quête de liberté, l’héroïsme, etc. tous ces éléments subissent une transgression telle qu’il ne reste rien de la loi, de l’expression d’une volonté humaine ou d’un idéal, mais seulement une forme d’expansion de la cruauté, échappant à tout discours. Ce qui a les allures d’une sorte de roman d’initiation d’un gamin plongé dans les ténèbres de cette agressive histoire de l’Amérique, ne trouve pas sa solution : aucune révélation au terme du roman, mais une forme de question laissée sans réponse, comme suspendue à la sauvagerie des hommes. Comme j’ai pu l’écrire dans un article il y a des années, dans ce western infernal, ce ne sont plus les...

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