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Dossier La littérature nous sauvera
Le continent de tous les continents

février 2019 | Le Matricule des Anges n°200 | par Thierry Guichard

Depuis vingt-six ans qu’on interroge les écrivains sur le rôle que, pour eux, la littérature joue, nous avons voulu, pour ce numéro spécial donner la parole aux lecteurs que nous sommes. Comme le sont aussi ces « passeurs » (essayistes, traducteurs, éditeurs…) que nous avons sollicités.

La littérature nous sauvera

Certes, 200 livraisons du Matricule ne font pas un anniversaire. Mais des souvenirs, si. Souvenirs de lectures, souvenirs de rencontres, de joies, d’empoignades, de désespoir parfois, de pannes informatiques, de mises en page nocturnes sur un écran 9 pouces en noir et blanc, au siècle dernier. Puisqu’il paraît que c’est au moment de mourir que défile le fil de toute une vie, Le Matricule n’étant pas moribond, on va laisser la pelote de la mémoire intacte. Et se pencher sur l’essence de notre travail débuté en été 1992 : interroger la nature même de la littérature. Ou, pour le dire autrement, tenter de définir ce qui engage toute la vie d’un écrivain, d’un éditeur, d’un directeur de revue, d’un libraire. La littérature ne saurait être un simple divertissement si des femmes et des hommes y mettent l’essentiel de leur vie.
Ainsi, je me souviens de Roger Laporte, quelques mois avant sa mort qui me racontait comment il avait passé des jours entiers à écrire inlassablement et que cette exclusivité donnée à l’écriture avait éloigné un père de ses enfants. Ou encore, les employées à la réception d’un hôtel parisien qui s’inquiétaient de n’avoir pas de réponse de l’écrivain portugais António Lobo Antunes lorsqu’ils frappaient à sa porte, téléphonaient à son numéro de chambre. J’avais rendez-vous avec l’auteur d’Explication des oiseaux et j’étais monté jusqu’à sa chambre en expliquant aux employées qu’il ne fallait pas frapper poliment à la porte mais plutôt cogner très fort comme on voit les flics le faire dans les séries américaines. Car António était à sa table d’écriture et le monde extérieur se trouvait alors à des années-lumière de lui. Effectivement, après quelques coups violents, la porte s’était ouverte sur un homme en t-shirt blanc, l’air ahuri, comme s’il avait été arraché à l’espace intérieur de ses pensées pour être jeté d’un coup dans la trivialité banale du réel. Plus tard, autour d’une omelette prise au comptoir d’un bistrot non loin de là, António Lobo Antunes m’avait expliqué qu’il écrivait quatorze ou quinze heures d’affilée et que les pages qu’il gardait de ces séances quotidiennes étaient celles écrites dans la dernière heure, quand la fatigue aidant, les gardes-barrières de la conscience avaient fini par laisser passer ces phrases venues de si profond qu’elles atteignaient une universalité originelle. Et que dire de ces plus jeunes écrivains (Valérie Rouzeau, Arno Bertina, Éric Pessan, etc.) abandonnant ou refusant toute activité salariée pour se consacrer uniquement à la littérature ou à la poésie quand bien même celles-ci ne paient pas ceux qui les servent ?


« Pour moi écrire, c’est intensifier, que ce soit le monde ou soi-même. » Stefan Zweig
Où niche la nécessité de se consacrer ainsi à l’écriture ? Quel impératif pousse les écrivains à faire des livres ? Quelle place donnent-ils à la littérature dans nos vies ? Ces questions, on n’a eu de cesse de les leur poser durant 199 numéros. Pour cette 200e...

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