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Dossier La littérature nous sauvera
Le livre dont vous êtes le héros

février 2019 | Le Matricule des Anges n°200 | par Martine Laval

Picaresque, libertin, malicieux : La Taverne du doge Loredan, fabuleux roman d’Alberto Ongaro, est enfin réédité.

La Taverne du doge Loredan

La littérature nous sauvera

Imaginons… Vous voilà confortablement installé, allongé sur le lit. La lampe de chevet diffuse une lumière chaude. Les cigarillos sont à portée de main (chacun ses petites manies). C’est la nuit. Le temps s’est arrêté. Autour de vous, le silence. C’est à peine si un vaporetto dans le lointain lance son appel déchirant. Ah, oui, précisons, vous êtes dans un palais vénitien, un peu décati, certes, mais quand même, un palais. Vous lisez. Vous entrez dans le roman, prenez possession de l’histoire, pis, vous vous identifiez. Vous voilà personnage de roman, voire le narrateur, mieux, le héros. Car ici, chez le prince Alberto Ongaro, tout est possible – surtout l’improbable. Tout est imaginaire… donc réalité puisque c’est écrit, qui plus est dans une langue élégante, énergique. Tout devient vrai. Pas de blabla : « Tout ce que l’on écrit existe quelque part…  » vous prévient le facétieux écrivain italien.
Revenons à cette nuit hors du monde, dans cette chambre fanée parfumée de mystères. Vous ou le type allongé (qui malgré ces cigarillos vous ressemble étrangement), vous êtes sous le coup du destin. Vous feuilletez un livre poussiéreux, anonyme, venu de nulle part (en réalité, oublié en haut d’une armoire), vous êtes agacé, et très vite subjugué. Un plaisir obscur vous envahit. Vous avez la sensation que la découverte de ce livre ne peut être due au hasard, que ce livre (depuis des lustres) vous attendait, vous et personne d’autre. En ce qui concerne le fumeur, un certain Schultz, on comprend son émerveillement. Après avoir été marin au long cours, un aventurier quoi, il est typographe éditeur. Il s’ennuie à corriger les épreuves de son Histoire des lupanars vénitiens, et voilà qu’une armoire réveille ses sens, lui donne à lire sa propre vie, ses aventures dignes d’un Mousquetaire, son amour brûlant pour une ténébreuse femme, aristocratique bohémienne… Et qu’importe si de Venise aux docks de Londres, il n’y a qu’un pas ou une page. Qu’importe aussi s’il est projeté du XXe siècle au XIXe, d’un coup de baguette magique – ce truc également nommé littérature.
Vénitien jusqu’à la moelle – à savoir maître des clairs-obscurs, des labyrinthes narratifs, des énigmes truculentes –, Alberto Ongaro a le culot d’écrire un essai sur la fiction en usant et abusant des ressorts romanesques et fait, hop là, de la mise en abîme un joyeux bordel. Il flirte avec tous les genres littéraires, le libertin en prime, et décrasse les belles-lettres de leurs aigreurs. Tout y passe, duels, poursuite à cheval, amours dévergondées et particulièrement bruyantes, belle aux orgasmes « géographiques » et « cosmiques », acteurs intrigants, gentilhomme brigand, corbeaux philosophes et autres créatures inquiétantes – des « métaphores » (rien que ça !). Il défie et parodie la verve d’un Dumas pour le seul plaisir de rendre hommage aux histoires, à l’imaginaire – à la vie. Il met dans le même sac, personnages et lecteur, leur tend un miroir, les trousse et les détrousse, et...

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