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Dossier La littérature nous sauvera
Mots croisés

février 2019 | Le Matricule des Anges n°200 | par Catherine Simon

Comment passer d’une langue à l’autre, comment faire émerger d’autres cultures ? Conversation entre Sika Fakambi et Georges Lory, traducteurs émérites de littérature africaine.

La littérature nous sauvera

C’est au Bénin, où se croisaient « différentes langues et différents français », que Sika Fakambi, Nantaise grandie à Ouidah de père béninois et de mère française, a connu, dès l’enfance, la passion pour les mots et les sons – et la jubilation de passer d’une langue à l’autre. Né à Paris, écolier à Bruges, lycéen à Bruxelles, Georges Lory a eu très tôt, lui aussi, plusieurs langues à son arc. Ses nombreux séjours en Afrique du Sud, le premier en 1974, ont fait de lui l’un des meilleurs connaisseurs de la littérature de ce pays. Premier traducteur des poèmes de Breyten Breytenbach, il le sera, plus tard, des livres de Nadine Gordimer et de J.M. Coetzee – couronnés, l’un et l’autre, par le prix Nobel de littérature –, et, plus tard encore, de la poétesse Antje Krog. Georges Lory dirige la collection « Lettres africaines » chez Actes Sud et il tient une chronique littéraire sur le site de RFI.
En 2017, il publie 136 aux éditions Bruno Doucey, un livre hors norme puisqu’il s’agit d’un seul poème, très court, écrit en français par lui-même et traduit par d’autres en 136 langues. Cette même année, la collection « Corp/us », conçue et dirigée par Sika Fakambi, voit le jour au sein des éditions Isabelle Sauvage. Lauréate du prix Baudelaire, Sika Fakambi a également reçu le prix Laure-Bataillon pour sa traduction du roman Notre quelque part du Ghanéen Nii Ayikwei Parkes (2014, Zulma). C’est également chez Zulma qu’est paru, en 2018, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu, roman américain de Zora Neale Hurston, traduit par Sika Fakambi.
Georges Lory et Sika Fakambi se sont rencontrés pour la première fois, le 21 janvier, à Paris, le temps d’une interview croisée…

Le goût de traduire vous est venu, à l’une comme à l’autre, dès l’adolescence. Votre grand-mère paternelle, Sika Fakambi, vous avait confié la traduction de lettres destinées à votre grand-père maternel : elle-même, qui vivait avec vous et votre famille à Ouidah, s’exprimait en mina (une des langues parlées dans le golfe du Bénin), alors que le grand-père, installé en région parisienne, parlait français. Quant à vous, Georges Lory, c’est votre mère qui, sans s’en douter, vous a donné l’exemple…
G.L. Ma mère, qui a eu cinq enfants, aimait traduire : de l’anglais, de l’allemand et du néerlandais vers le français. Elle traduisait des livres jeunesse, des guides touristiques, etc. Quand on est petit et qu’on voit quelqu’un qui traduit comme d’autres jardinent ou bricolent, on se dit que c’est une activité normale. Une activité, voire un jeu : à part ma mère, un grand-oncle, professeur de grec, avait trouvé un moyen amusant de distinguer, chez Aristophane, les Athéniens des Spartiates : il traduisait les tirades de ces derniers, en leur donnant l’accent marseillais ! Quant à moi, j’avais été, enfant, à l’école néerlandaise. En classe terminale, je parlais couramment quatre langues : l’anglais, l’allemand, le néerlandais… et le français à la maison. Aujourd’hui, je...

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