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Dossier La littérature nous sauvera
Mais demain ? par Didier Garcia

février 2019 | Le Matricule des Anges n°200

La littérature nous sauvera

Aujourd’hui, si je devais n’en garder qu’un, instinctivement ce serait Canto. Le Canto de Paul Nizon. Un livre qui m’a donné l’impression que je pourrais écrire sur rien. Qu’il suffirait d’être là, de préférence dans une grande ville, et de laisser le réel s’exprimer, produire ses propres phrases. L’idée d’un livre qui s’écrirait comme de lui-même. Peut-être même déjà écrit. Et qu’il n’y aurait qu’à recopier.
Mais demain, ce serait peut-être Le Grand Incendie de Londres de Jacques Roubaud, grâce auquel j’ai cru que je pourrais écrire le projet d’un livre, avec toutes ses variantes. L’idée d’un livre toujours possible, en quelque sorte jamais écrit, laissé à l’état de fantasme, et donc forcément idéal.
Ou peut-être Connaissance de l’enfer, avec lequel António Lobo Antunes joue à me faire croire que je pourrais écrire un roman sans intrigue. Qu’il suffirait pour cela d’installer un personnage au volant d’une voiture et de laisser parler sa mémoire. Ou peut-être, dans un autre genre, La Lettre e d’Augusto Monterroso, qui semble vouloir me dire qu’on peut écrire sur presque tout, empoigner tous les sujets, et épuiser l’alphabet. Ou Paris ne finit jamais d’Enrique Vila-Matas, qui m’a donné envie de devenir Vila-Matas. Un livre qui tôt ou tard me ramènerait à Duras et à son Ravissement de Lol V. Stein, sans lequel je n’aurais peut-être jamais rêvé d’écrire. Ou qui m’entraînerait vers Bolaño et son 2666. Lequel à son tour me rappellerait à l’œuvre de Borges…
Sans oublier, bien sûr, ceux qui pourraient un jour venir : Roland Barthes, Francis Ponge, Vladimir Nabokov, Georges Perec, Arno Schmidt… Et pourquoi pas, plus proches de nous, Hubert Lucot, Danielle Collobert… Tous ceux qui, depuis Duras, m’ont confirmé dans mon désir d’écrire des livres. Ou qu’un jour j’ai voulu imiter.
Pas moyen d’en citer un sans, aussitôt, avoir honte de trahir tous les autres.

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