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Dossier La littérature nous sauvera
Le passeur d’ombres

février 2019 | Le Matricule des Anges n°200 | par Thierry Cecille

En compagnie des « écrits dessinés » de Frédéric Pajak, explorons les territoires de la poésie « femelle », entre la mélancolie et la passion.

Manifeste incertain, volume 7 (Emily Dickinson, Marina Tsvetaieva)

La littérature nous sauvera

La découverte, la surprise émerveillée est déjà lointaine, mais le souvenir demeure toujours aussi vif : en 1999, aux PUF – ce qui déjà étonnait – paraissait un lourd volume, presque massif. Le titre L’Immense – en noir gras – Solitude – en rouge – s’accompagnait d’un sous-titre explicatif : « avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese, orphelins sous le ciel de Turin ». Et la couverture montrait, face à face, ces deux écrivains, dessinés avec un certain réalisme – mais tenant chacun entre leurs mains leur propre tête pourvue d’un nez disproportionné, semblable à un masque de carnaval. Frédéric Pajak y tissait, en un désordre savant, une mystérieuse harmonie, les fils entremêlés de ces deux vies, et des épisodes de la sienne. Il y mariait surtout textes et dessins – ces derniers occupant le plus souvent les deux tiers supérieurs de la page. Reproductions de photographies, vues de Turin, autres personnages au nez proéminent, paysages – toujours dans un noir et blanc qui permettait des contrastes plus ou moins affirmés, comme une lutte entre la clarté et l’obscurité menaçante. C’était un voyage au bout de la mélancolie, vers la folie avec Nietzsche, vers le suicide avec Pavese. D’autres ouvrages construits semblablement suivirent, présentés, à partir de 2012, sous le titre lui aussi énigmatique de Manifeste incertain. Nous y découvrons d’autres ombres errantes, créateurs forcenés, tels Walter Benjamin, Arthur Gobineau, Van Gogh. Aujourd’hui, dans ce dernier volume, nous allons à la rencontre de deux femmes, poètes, elles aussi, de la solitude immense mais féconde, âmes meurtries mais fortes également de la passion des mots et du rythme des vers : Emily Dickinson et Marina Tsvetaieva. Frédéric Pajak dévoile pour nous certains de ses secrets de nocher attentif, de Charon généreux.

Pourquoi ce titre global Manifeste incertain ?
J’ai imaginé cet oxymore lorsque j’avais 18 ans et que je travaillais dans les wagons-lits internationaux en Italie. C’était les années de plomb, le pays subissait le couvre-feu ; les idéologies gauchistes, fascistes et démocrates-chrétiennes se disputaient le pouvoir. L’incertitude m’est apparue comme le meilleur remède à leur grande vanité. J’avais trouvé un titre, mais j’étais bien incapable d’en faire un livre. Cependant, je savais que ce Manifeste incertain me poursuivrait longtemps. Je savais qu’un jour je trouverai la clé pour réunir dans un livre dessin et écriture, et que cette écriture soit le plus libre possible, mélangeant essai, fiction, aphorisme, poésie, journal intime.

Quel terme vous semblerait le plus juste pour décrire le lien, dans vos livres, entre les textes et les dessins ? Reflets, échos, distorsions ?
Dessin et écriture : ces deux langages sont à mes yeux parfaitement hostiles l’un envers l’autre. Je ne cherche surtout pas à les réconcilier, par exemple en « illustrant » le texte ou en « commentant » les dessins. Chacun poursuit son chemin ; ils s’ignorent, se...

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