collection Poésie Gallimard
Ouvrages chroniqués
Écrasez-le (suivi de) Homo sum
de
William Cliff
2002
Lmda N°42
Pour Claude Roy il était le Leopardi du trottoir, un Ecclésiaste mal élevé, plein de mots-crasse. Queneau avait imposé son premier recueil, Homo Sum, que l’on republie. William Cliff, un poète à part.
À ceux qui ne lisent pas la poésie sous prétexte qu’il n’y a rien à comprendre -et c’est un préjugé encore très répandu-, il faut conseiller la lecture de William Cliff. Comme son nom ne l’indique pas, c’est un poète belge né en 1940, qui, rejetant tout masque, fait de sa façon d’être et de vivre la matière du poème. S’avançant sous les traits du Je le plus concret, il dit sa vérité...
À fleur de peau
janvier 2003
En attendant les barbares
de
Constantin Cavafis
2003
Lmda N°48
« Il faudra attendre que je sois complètement démodé pour me découvrir vraiment » conseillait Cavafis. Il est temps, en effet, de parcourir ce labyrinthe grec.
Un homme discret, presque terne, traverse sa ville et sa vie d’un pas mesuré ; il porte sur tout ce qu’il croise un regard attentif, mais se détourne aussitôt qu’on l’observe. Beaucoup l’ignorent donc, certains le devinent, quelques-uns, rares, le connaissent. Fonctionnaire ou agent d’assurance, il ne se départit jamais d’une politesse silencieuse et souriante et remplit, consciencieusement,...
Les royaumes de la mémoire
novembre 2003
L' Enterrement à Sabres
de
Bernard Manciet
2010
Lmda N°118
L’œuvre majeure du poète gascon Bernat Manciet (1923-2005) trouve enfin un écrin à sa démesure. Ample et éblouissante.
Écrire dans une langue minorée n’engendre que peu de reconnaissance. En France particulièrement. Bernat Manciet s’exprima en gascon, variante de l’occitan. Parler rocailleux, presque guttural, vertigineux, séduisant parce que langue à mystères qu’il n’eut de cesse de célébrer. « Mon dialecte, c’est le gascon noir qui est un dialecte avec de grandes âpretés et une espèce de mépris interne pour...
Enterrer la mort
novembre 2010
Entrevoir / front contre la vitre / halte obscure
de
Paul de Roux
2014
Lmda N°151
En deux livres, Paul de Roux nous révèle l’innervation secrète de fugitifs états de grâce autant que les tourments d’une âme boiteuse.
Paul de Roux c’est d’abord un regard toujours vierge, une voix modulant les signes qui soudain éclairent un moment ou en aggravent la profondeur. Une voix dont la simplicité magique impose des présences, qu’il s’agisse d’oiseaux dont les cris « émiettent la lumière », des événements du ciel s’inscrivant dans la découpe d’une fenêtre ou d’une petite fille psalmodiant en langue étrangère :...
Permis de séjour
mars 2014
