Corpus Auteurs
Gros plan
Notre sélection
Domaine français Abdellah Taïa
Le Bastion des larmes
Editions Julliard
2024
Largement autobiographique, Le Bastion des larmes est un livre de voix, un ballet de fantômes pleins de vie, de rancœur et d’audace.
Ce n’est pas Jean Genet qui m’a appris la transgression, ce sont mes sœurs », insiste le drôle de garçon de 51 ans, que l’on retrouve à Paris, en septembre. Depuis ses premiers livres, Mon Maroc (Séguier, 2000), L’Armée du salut (Seuil, 2006) ou Le Jour du Roi (Seuil, 2010), pour ne citer que ceux-là, cet obstiné n’a guère changé de sujets d’écriture ni d’allure. Même maigreur enfantine, même...
Domaine étranger Yeo-Sun Kwon
Un éclair bleu azur
Editions Croisée
2024
Par un premier roman initiatique, émouvant, la Coréenne Kwon Yeo-Sun s’installe dans la littérature mondiale.
Est-il décent d’associer littératures et vins, crus, alcools ? Littérature russe et vodka ? Mexicaine et tequila ? Et la coréenne… au soju ? Cet alcool de riz emplit les bols de nombreux romans au Pays du matin calme, souvent écrits par des femmes et permet de trinquer à l’essor d’une littérature qui tel un nouveau terroir acquiert de plus en plus de lecteurs et de titres de noblesse.
De...
Poésie Pascale Cabrolier
La Prise du bus et 50 fois l’île du ramier vers Seveso
Editions Isabelle Sauvage
2024
Pour dire d’autres vies que les nôtres, il peut être nécessaire d’inventer une autre manière de raconter : Pascale Cabrolier s’y essaie – et y parvient.
L’impératif premier, pour raconter efficacement une tragédie, serait-il d’en revenir à la classique règle des trois unités ? Unité de lieu : un bus qui, à Toulouse, conduit la narratrice, devine-t-on, sur son lieu de travail, aller et retour, et traverse donc des espaces divers et hétérogènes, dont l’île du Ramier. Unité de temps : la durée du parcours lui permet, l’oblige même, lorsque la...
Théâtre Jeanne Diama
Cousu main / Pouvoir du pagne ?
Editions Espace d'un instant
2024
Du viol en temps de guerre au patriarcat quotidien, deux courtes pièces questionnent la place du corps des femmes.
Tout commence par une voix : « L’homme est un monstre pour l’homme et la femme est un bétail pour l’homme. » C’est une femme qui parle. Une femme qui pose le cadre. Un cadre général. Celui du statut des femmes en temps de guerre, et plus généralement, de la place qu’elles occupent dans la tête des hommes. Et puis viennent les faits. Nous sommes au Mali, en janvier 2003. C’est la guerre et des...



















