La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225 34004 Montpellier cedex 1
Tel : ‭06 95 10 79 63
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Corpus Auteurs

Gros plan

  • Turin, années 1920. « Enfant, j’hébergeais en imagination des populations entières, qui grouillaient comme une armée de fourmis dans mes heures de solitude. C’étaient un peu mes sujets, un peu les complices de mes conjurations politiques, un peu mes persécuteurs taquins et sournois. » Abruzzes, 1941. « Pizzoli était un lieu d’assignation à résidence et j’y arrivai lorsque l’Italie entra en guerre. (…) Le cri aigu qui incitait les ânes retentissait sans cesse sur ces sentiers caillouteux ; c’était un cri guttural et rauque, et je me demandais comment j’avais fait pour vivre tant d’années sans savoir que ce (...)

    Natalia Ginzburg

  • Au nom de Philippe Jaccottet certains associent immédiatement l’image d’un poète de la simple transparence, ou de la transparente simplicité. Si ce n’est pas tout à fait faux, c’est évidemment réducteur. Car « l’évidence du simple », comme Jean-Claude Mathieu l’a montré dans sa somme (Corti, 2003) sur l’auteur de L’Effraie (1953), s’éclaire toujours, en un paradoxe saisissant, de « l’éclat de l’obscur ». De la forme de ce chiasme il y a assez, et bien d’avantage encore, pour s’introduire dans l’histoire généalogique de l’écriture de Philippe Jaccottet, dans son « inclination formative », pour reprendre une (...)

    Philippe Jaccottet

  • Peut-on naître à 5 ans ? Jeanne Benameur écrit dans Ça t’apprendra à vivre, que c’est à cet âge-là qu’elle a « appris à mourir ». C’était en 1958 et la mort portait alors, en Algérie où est née la romancière, l’uniforme des bérets noirs ou se fondait dans l’ombre du FNL. Cette découverte de la mort inaugure Ça t’apprendra à vivre, l’un de ses romans les plus réussis. Le livre s’ouvre avec la scène de « l’attaque ». Jeanne Benameur n’a pas 6ans, la prison où elle vit, cette nuit-là, est attaquée par des bérets noirs qui veulent « faire la peau à l’Arabe », son père. Scène primitive qui pourrait à elle seule expliquer la (...)

    Jeanne Benameur

  • En proposant une nouvelle traduction de son premier livre, les éditions de La Table ronde affirment leur fidélité à l’écrivain Eduardo Halfon, une des plus grandes révélations de ces quinze dernières années. Eduardo Halfon est né au moins deux fois (et mort une fois pour le moment). Nous l’avions rencontré en 2011, invité par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire au moment de la parution de Saturne à la MEET, dans une traduction de Françoise Garnier. Ou peut-être croyons-nous l’avoir rencontré au festival que la MEET organise chaque automne au sein de la base sous-marine de (...)

    Eduardo Halfon

  • L’âne et l’homme, l’homme et l’âne ? Dans Orlando furioso, poème épique et chef-d’œuvre du XVIe siècle italien, l’Arioste fait porter l’âne sur le dos de son héros, fou de jalousie et d’errance. Héritier des artistes de la Renaissance, musicien, peintre, dessinateur, écrivain, Fabio Viscogliosi, lui, a choisi de l’incarner. Malgré la mauvaise réputation de l’animal, il lui confère une ligne claire, souple, élégante, si bien qu’artiste et bête en sont métamorphosés, même si tous d’eux ont toujours l’errance et la fuite en commun. « J’ai lu un jour que le tout premier graffiti connu est celui d’un homme à tête (...)

    Fabio Viscogliosi

Notre sélection

Domaine français Abdellah Taïa

Le Bastion des larmes Editions Julliard
2024
Largement autobiographique, Le Bastion des larmes est un livre de voix, un ballet de fantômes pleins de vie, de rancœur et d’audace. Ce n’est pas Jean Genet qui m’a appris la transgression, ce sont mes sœurs », insiste le drôle de garçon de 51 ans, que l’on retrouve à Paris, en septembre. Depuis ses premiers livres, Mon Maroc (Séguier, 2000), L’Armée du salut (Seuil, 2006) ou Le Jour du Roi (Seuil, 2010), pour ne citer que ceux-là, cet obstiné n’a guère changé de sujets d’écriture ni d’allure. Même maigreur enfantine, même...
Catherine Simon
octobre 2024
Le Matricule des Anges n°257

Domaine étranger Yeo-Sun Kwon

Un éclair bleu azur Editions Croisée
2024
Par un premier roman initiatique, émouvant, la Coréenne Kwon Yeo-Sun s’installe dans la littérature mondiale. Est-il décent d’associer littératures et vins, crus, alcools ? Littérature russe et vodka ? Mexicaine et tequila ? Et la coréenne… au soju ? Cet alcool de riz emplit les bols de nombreux romans au Pays du matin calme, souvent écrits par des femmes et permet de trinquer à l’essor d’une littérature qui tel un nouveau terroir acquiert de plus en plus de lecteurs et de titres de noblesse. De...
Dominique Aussenac
octobre 2024
Le Matricule des Anges n°257

Poésie Laura Vazquez

Graine lumière cuire Editions Sun/sun
2024
La nouvelle livraison de la collection « Fléchette » contient deux beaux livres de poésie de Laura Vazquez et de Christophe Manon, l’un sur la naissance, l’autre sur la disparition. Chronique croisée. En apparence, pas grand-chose ne réunit Graine lumière cuire et Tout disparaîtra. Dans le premier, Laura Vazquez s’inspire d’une photographie légendée « Syrie, Région de Mzérib, Terre rouge de la Noukra », datée de 1921 : dans le second, Christophe Manon écrit à partir d’« Italie, Vicence, Portrait d’Italienne », photographie de 1918. Soit un paysage de pierre contre un portrait. Les deux...
Chloé Brendlé
janvier 2025
Le Matricule des Anges n°259

Théâtre Valérie De Maerteleire

La Reine rouge Editions Lansman
2025
Quand la reine franchit le mur, c’est la pagaille dans les chancelleries. 1958. Au royaume de Belgique, Baudouin est sur le trône. Sa grand-mère Élisabeth, veuve depuis la mort prématurée de son mari Albert Ier au cours d’une sortie d’alpinisme, vit dans son château de Stuyvenberg près de Bruxelles. Elle fait de la sculpture, pratique le yoga, suit les affaires du monde et entretient des correspondances avec les artistes et les scientifiques, particulièrement avec...
Patrick Gay Bellile
mars 2025
Le Matricule des Anges n°261

Auteurs chroniqués

Index alphabétique des auteurs

3 ? A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

C