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Gros plan

  • Si Le Visage tout bleu débute avec le récit de la naissance difficile de son auteur, c’est sans exhibitionnisme que Patrice Robin l’a écrit. Bien au contraire. « Naissance » pose ainsi le lieu d’où l’écrivain nous parle. Venu le cou étranglé par le cordon ombilical, l’enfant survivra grâce à l’oxygène de la forge de son oncle. On naît parfois le visage d’un bleu provoqué par l’asphyxie et cela laisse une trace, comme un sceau : celui des gens trop modestes pour s’imaginer aller en clinique ou à l’hôpital. Des visages bleus, on en trouve dans le dernier texte du livre : il s’agit de personnages qu’on pouvait (...)

    Patrice Robin

  • C’est la voix d’un gamin solitaire qu’on entend. Adossé à un mur auquel il parle, n’ayant qu’aux pierres auxquelles pouvoir parler, il rassemble les images de sa rencontre avec Yan, arrivé dans sa vie quand son père à lui venait de la quitter. Yan, jardinier et maçon, figure des bistrots de cette campagne où l’on distingue mal ce qui différencie les hommes des bêtes, auquel l’enfant voue un amour que seuls les chiens parfois ont pour leur maître. Cet amour surprend par son intensité, mais bien vite, entrant dans la langue du narrateur, on saisit combien celui qui parle est aux prises avec une (...)

    Pascal Commère

  • Quoiqu’il puisse être considéré comme un grand écrivain français du siècle dernier, au même titre qu’Henri Calet, Paul Gadenne reste traité comme s’il n’était qu’un petit-maître, à l’image de ces peintres de l’âge classique, talentueux mais sans aucun succès de cours. Gadenne, qui participait à la course aux prix de l’automne 1941 pour son roman Siloé – « Un premier livre qui est un grand livre » (Aujourd’hui, 20 août 1941) – aux côtés de Raymond Guérin, « actuellement prisonnier », de Georges Magnane ou de Pierre Béarn, et n’obtenant ni le Femina, ni le Goncourt, ni le Prix des critiques, ne suscita finalement (...)

    Paul Gadenne

  • Elle intrigue, elle fascine, elle inspire, Emily Dickinson. Jerome Charyn la réinvente en lui donnant une voix dans La Vie secrète d’Emily Dickinson (Rivages, 2013), Christian Bobin rêve autour de sa biographie dans La Dame blanche (Gallimard, 2007) ; Dominique Fortier, dans Les Villes de papier (Grasset, 2020), imagine sa vie intérieure tout en tissant une intéressante réflexion sur le pouvoir de la création et les lieux que nous habitons ; Susan Howe, dans Mon Emily Dickinson, la resitue dans le contexte littéraire, intellectuel et historique qui fut le sien pour mieux montrer combien elle est (...)

    Emily Dickinson

  • Il y a ceci dans la postface que Michel Surya a signée dans la première édition d’Exit (Séguier), vif récit pornographique écrit en 1982 et publié en 1988 : « ce qu’il y a six ans, je pouvais encore écrire, je ne suis plus sûr que je le puisse aujourd’hui. Bien sûr, je le peux : mais au prix peut-être que j’effraie. La vérité oblige à dire que je crains d’effrayer à proportion de ce que moi-même parfois je le suis. » On pourrait y voir une coquetterie (la peur d’effrayer) quand c’est un aveu qu’il faut entendre (celui de l’effroi et d’en être saisi par nature, le « parfois » étant ici un euphémisme). Cet effroi, (...)

    Michel Surya

Notre sélection

Domaine français Vincent Eggericx

L' Art du contresens Editions Verdier
2010
En partant au Japon pour dépayser sa pensée et s’initier au tir à l’arc, c’est un voyage au fond de soi-même qu’a entrepris Vincent Eggericx. C’est pour fuir le pathos occidental et une France où il sentait monter, « empaquetée dans un papier bulle de bons sentiments », une forme insupportable de haine et de politiquement correct, que Vincent Eggericx est parti pour le Japon. Lauréat de la Villa Kujoyama, l’équivalent japonais de la Villa Médicis, il s’installe à Kyôto avec l’espoir d’y trouver une nouvelle manière de respirer...
Richard Blin
octobre 2010
Le Matricule des Anges n°117

Domaine étranger Hiroki Takahashi

Okuribi : Renvoyer les morts Editions Belfond
2020
De 1928 ou d’aujourd’hui, les romanciers Kobayashi et Takahashi déploient l’éventail des violences. Si l’on ne s’abuse, en japonais violence se dit « bōryoku ». Les habitants de l’archipel n’ont jamais pris de pincettes avec ce fait naturel et anthropologique. On sait avec quelle rigueur se polissait un acier de sabre, combien il était honorable de s’ouvrir le ventre et comment le guerrier est louable s’il succombe en emportant l’ennemi au royaume des ombres. De la violence...
Éric Dussert
octobre 2020
Le Matricule des Anges n°217

Poésie Simon Cutts

Monotononie - Les plioirs Editions Héros-Limite
2020
Représentant de la poésie concrète et plasticien anglais, Simon Cutts livre avec Monotononie un autoportrait minimal où les mots jouent le rôle d’un transfert spéculaire. Monotononie ajoute un « no » énigmatique au mot monotonie, qui titre le premier livre traduit de Simon Cutts en France, écrit entre 1967 et 2010 : que dit ce « no » redoublé, venu là s’insérer à la presque toute fin du mot ? Nie-t-il la monotonie elle-même que Cutts envisageait d’abord comme le ton traduisible de ses poèmes ? À qui ce « no » dit-il donc non ? Cutts n’en précise rien. On peut...
Emmanuel Laugier
octobre 2020
Le Matricule des Anges n°217

Théâtre Virginie Barreteau

Le Crachoir suivi de Machine Editions Quartett
2012
Porté par une belle énergie, Le Crachoir de Virginie Barreteau cuisine des tranches de vie dans une langue salée. Les majorettes défilent, la fanfare claironne, Benjamin-Néon s’époumone et Sarah-Pas-d’Culotte est élue Reine-Merveille. Elle sera donc la prochaine mariée et épousera celui que Sorcière verra dans son miroir. Mais pour le moment, Topaze et Juliette, « deux êtres encore emmaillotés de blanche félicité », préparent leurs fiançailles. Ça chante, ça rigole, les enfants s’amusent et se font peur...
Patrick Gay Bellile
novembre 2012
Le Matricule des Anges n°138

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