La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Corpus Auteurs

Gros plan

  • Chez Bolaño, le pire n’est jamais sûr. Son œuvre est pleine d’asiles et d’hôpitaux, de lunatiques et de marginaux, d’ombres chinoises inquiétantes. Des putes des poètes des allumés des spadassins des tristes sires : rien qui les distingue, à première vue, des personnages du Gabriel García Márquez des Mémoires de mes putains tristes ou de Cent ans de solitude. L’Amérique latine de Bolaño ressemble pourtant plus à un cauchemar dont ses personnages essaient de se réveiller, qu’à l’utopique et pittoresque Macondo colombien de Márquez où finit toujours par triompher la fureur d’exister. Les romans et les (...)

    Roberto Bolaño

  • Depuis la parution de Corniche Kennedy, il y a deux ans, son nom s’inscrit au programme de nombreux festivals ou rencontres littéraires. Maylis de Kerangal y apporte le témoignage heureux d’une activité – l’écriture, la littérature – dont l’exploration ne cesse de l’enthousiasmer. Publiée pour la première fois (en tant que romancière), il y a tout juste dix ans, son parcours romanesque ressemble à un jeu d’arcades où chaque parution symboliserait le passage à un niveau supérieur. Accompagnée depuis le début par le même éditeur (Verticales) et rejointe en cours de partie par ses acolytes de la revue (...)

    Maylis de Kerangal

  • J’ai découvert Nizan sur le tard, à trente ans passés, dans les années soixante-dix. Stupeur, colère. Ainsi, j’avais pu faire mes études de lettres sans avoir rien lu de Nizan ? Plus tard, commencer d’écrire sans soupçonner l’existence des Chiens de garde, d’Antoine Bloyé ? Belle occultation (…). Rien n’effacerait l’absence de Nizan dans mes années de formation. Il y a des fraternités si fortes qu’on regrette toujours qu’elles n’aient pas commencé plus tôt. Fraternité, non pas complicité ou connivence (…). La fraternité est d’un autre ordre. C’est la rencontre dans quelqu’un d’autre de ses propres (...)

    Paul Nizan

  • Le 24 avril 1965, dans Le Chemin de Sion (le premier de ses Carnets), Louis Calaferte dresse un état des lieux provisoire : « Tout ce que j’ai produit depuis dix ans n’a rencontré aucun écho, qu’il s’agisse de Septentrion, de No man’s land, de Mégaphonie, et enfin de Satori. » Pour exagéré qu’il soit, le constat est terrible. Pour le lecteur surtout, car l’écrivain d’ajouter, imperturbable : « N’importe. Poursuivre selon mon exigence intérieure. Si je me trompe, me tromper dans cette conformité à moi-même. » Cinquante ans plus tard, alors que Calaferte est resté fidèle à lui-même jusqu’au bout, la donne (...)

    Louis Calaferte

  • Un jeune ethnologue décroche un CDD de trois mois pour réaliser une sorte d’audit sur la cité HLM des Pigeonniers sise dans une Ville Nouvelle. Le quartier est promis à une rénovation dont la première étape sera paradoxalement sa démolition. Charles (c’est le nom de notre héros sans silhouette) est choisi car il est banlieusard, ce qui était une condition nécessaire pour pénétrer l’âme kaléidoscopique des lieux. Le nouveau roman de Charles Robinson nous plonge dans les Cités (il y met une majuscule) aussi vite qu’une noisette de beurre filerait sur une poêle brûlante. La phrase va vite, court d’une vie (...)

    Charles Robinson

Notre sélection

Domaine français Jacques Laurans

Henri Thomas Editions Vanneaux
2018
Le trop discret Jacques Laurans nous gratifie de deux ouvrages. L’un sur l’émoi, l’autre sur l’écrivain Henri Thomas. Gracieux et magnétiques. Faut-il lire Jacques Laurans en noir et blanc ou en couleur ? Ce cinéphile invétéré, né en 1943, cet esthète (il étudia aux Beaux-Arts, fut critique pour Obliques, la NRF, Jazz Magazine…) excelle dans le travail des ombres et de la lumière, les images, l’iconographie, les références à Kafka. Artisan, il cisèle des enluminures, récits autobiographiques, textes brefs, essais, livres d’artistes,...
Dominique Aussenac
octobre 2018
Le Matricule des Anges n°197

Domaine étranger Mario Levrero

Le Discours vide Editions Notabilia
2018
Cette première traduction d’un des grands textes autobiographiques de l’Uruguayen Mario Levrero est l’opportunité de découvrir un remarquable héritier contemporain de Kafka, qui n’aura cessé d’écrire à la recherche d’une vérité fuyante de l’être. Alors qu’il aura vécu toute sa vie dans un relatif anonymat et une grande précarité économique, la reconnaissance du travail de Mario Levrero (1940-2004) ne cesse de prendre de l’ampleur, aussi bien en Amérique latine qu’en Espagne, principalement depuis la publication en 2005 de son grand livre posthume La novela luminosa (qui sera prochainement traduit en français). S’agissant d’une œuvre...
Guillaume Contré
novembre 2018
Le Matricule des Anges n°198

Poésie Yannis Ritsos

Pierres Répétitions Grilles Editions Ypsilon éditeur
2019
Malgré sa mise au ban durant la dictature des Colonels, Yannis ritsos poursuit son œuvre, réaffirmant le pouvoir émancipateur du langage. Pierres Répétitions Grilles regroupe les poèmes conçus de 1967 à 1970, alors que Yannis Ritsos est envoyé en camp après le coup d’État des Colonels : d’abord, interné dans l’île de Yaros, puis transféré à Léros, il est enfin assigné à résidence à Samos. Ce n’est pas pour lui la première expérience de déportation. De 1948 à 1952, il fut incarcéré dans les camps insulaires de Limnos,...
Emmanuelle Rodrigues
mai 2019
Le Matricule des Anges n°203

Théâtre Tomislav Zajec

Il faudrait sortir le chien Editions Espace d'un instant
2019
Quelques tentatives pour corriger le sens d’une vie lorsqu’il est déjà trop tard. Il pleut. Un homme attend sous un abribus. Il fume. Puis prend la parole pour nous expliquer qu’il va nous raconter une histoire, celle de celui qui fume sous l’abribus : « Nous commencerons par cet homme, sous un abribus par une pluie battante, qui est d’autant plus présent alors que désormais il n’est plus. » Est-il mort ? Est-il parti ? Ou n’est-il simplement plus présent au monde qui...
Patrick Gay Bellile
mai 2019
Le Matricule des Anges n°203

Auteurs chroniqués

Index alphabétique des auteurs

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

J