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  • Quoiqu’il puisse être considéré comme un grand écrivain français du siècle dernier, au même titre qu’Henri Calet, Paul Gadenne reste traité comme s’il n’était qu’un petit-maître, à l’image de ces peintres de l’âge classique, talentueux mais sans aucun succès de cours. Gadenne, qui participait à la course aux prix de l’automne 1941 pour son roman Siloé – « Un premier livre qui est un grand livre » (Aujourd’hui, 20 août 1941) – aux côtés de Raymond Guérin, « actuellement prisonnier », de Georges Magnane ou de Pierre Béarn, et n’obtenant ni le Femina, ni le Goncourt, ni le Prix des critiques, ne suscita finalement (...)

    Paul Gadenne

  • Si Le Visage tout bleu débute avec le récit de la naissance difficile de son auteur, c’est sans exhibitionnisme que Patrice Robin l’a écrit. Bien au contraire. « Naissance » pose ainsi le lieu d’où l’écrivain nous parle. Venu le cou étranglé par le cordon ombilical, l’enfant survivra grâce à l’oxygène de la forge de son oncle. On naît parfois le visage d’un bleu provoqué par l’asphyxie et cela laisse une trace, comme un sceau : celui des gens trop modestes pour s’imaginer aller en clinique ou à l’hôpital. Des visages bleus, on en trouve dans le dernier texte du livre : il s’agit de personnages qu’on pouvait (...)

    Patrice Robin

  • Il y a ceci dans la postface que Michel Surya a signée dans la première édition d’Exit (Séguier), vif récit pornographique écrit en 1982 et publié en 1988 : « ce qu’il y a six ans, je pouvais encore écrire, je ne suis plus sûr que je le puisse aujourd’hui. Bien sûr, je le peux : mais au prix peut-être que j’effraie. La vérité oblige à dire que je crains d’effrayer à proportion de ce que moi-même parfois je le suis. » On pourrait y voir une coquetterie (la peur d’effrayer) quand c’est un aveu qu’il faut entendre (celui de l’effroi et d’en être saisi par nature, le « parfois » étant ici un euphémisme). Cet effroi, (...)

    Michel Surya

  • Clément Rosset a été retrouvé mort dans son appartement parisien le 27 mars 2018. » Au lendemain de cette dépêche de l’AFP, la presse aussitôt rend hommage à un penseur « atypique » ou « inclassable ». L’épitaphe, qui en soi n’est pas fausse, révèle surtout un embarras : comment qualifier Rosset autrement que sur le mode privatif ou négatif ? C’est le type atypique, de la classe agitée des inclassables. Une sorte de cancre mais génial. Faute de mieux, on hasarde « iconoclaste », et Livres Hebdo s’émeut au souvenir du « philosophe des chemins de traverse », comme si le défunt était Sylvain Tesson. France Culture se (...)

    Clément Rosset

  • Elle intrigue, elle fascine, elle inspire, Emily Dickinson. Jerome Charyn la réinvente en lui donnant une voix dans La Vie secrète d’Emily Dickinson (Rivages, 2013), Christian Bobin rêve autour de sa biographie dans La Dame blanche (Gallimard, 2007) ; Dominique Fortier, dans Les Villes de papier (Grasset, 2020), imagine sa vie intérieure tout en tissant une intéressante réflexion sur le pouvoir de la création et les lieux que nous habitons ; Susan Howe, dans Mon Emily Dickinson, la resitue dans le contexte littéraire, intellectuel et historique qui fut le sien pour mieux montrer combien elle est (...)

    Emily Dickinson

Notre sélection

Domaine français Négar Djavadi

Arène Editions Liana Levi
2020
après le très remarqué Désorientale, Négar Djavadi nous revient avec un thriller urbain Percutant. Arène s’inscrit dans le quartier parisien de la Cité Rouge, entre misère, trafics de drogue et règlements de comptes. Ici, on est bien loin des arrondissements luxueux qui rendent si célèbre la capitale. Pas de touristes qui traînent dans les rues, plutôt des « tunnels de contrariétés et de violences » que les habitants traversent au quotidien. Des générations d’immigrés, d’ouvriers et de...
Camille Cloarec
octobre 2020
Le Matricule des Anges n°217

Domaine étranger Richard Russo

Retour à Martha’s Vineyard Editions Table ronde
2020
Avec Retour à Martha’s Vineyard, Richard Russo confirme qu’il est une voix majeure de la littérature américaine. Maître dans l’art de narrer, l’écrivain insuffle une profonde humanité à ses personnages. S’ils étaient des vins, les romans de Richard Russo seraient classés du côté des plus belles appellations. Profonds, amples, fluides et sans défauts ils semblent issus d’une tradition romanesque à laquelle le Vieux Continent a contribué. Si l’artisan est bon et connaît son métier (il a longtemps enseigné la littérature à l’université), il ne met pas son savoir-faire au service du marché des...
Thierry Guichard
octobre 2020
Le Matricule des Anges n°217

Poésie Bernard Manciet

L' Enterrement à Sabres Editions Gallimard / Poésie
2010
L’œuvre majeure du poète gascon Bernat Manciet (1923-2005) trouve enfin un écrin à sa démesure. Ample et éblouissante. Écrire dans une langue minorée n’engendre que peu de reconnaissance. En France particulièrement. Bernat Manciet s’exprima en gascon, variante de l’occitan. Parler rocailleux, presque guttural, vertigineux, séduisant parce que langue à mystères qu’il n’eut de cesse de célébrer. « Mon dialecte, c’est le gascon noir qui est un dialecte avec de grandes âpretés et une espèce de mépris interne pour...
Dominique Aussenac
novembre 2010
Le Matricule des Anges n°118

Théâtre Matéi Visniec

Lettres d’amour à une princesse chinoise - Et autres pièces courtes Editions Actes Sud / Papiers
2012
Intimiste et discrètement loufoque, le théâtre de Matei Vişniec joue à se faire risible pour mieux poser ses questions délicates. Auprès de l’empereur de Chine, deux entreprises d’ornementation florale rivalisent de phraséologie pour convaincre le Grand Ordonnateur du mariage de la princesse de les prendre pour décorateurs attitrés. Les positions s’affrontent, sous couvert de burlesque : idéalisme floral contre matérialisme ornemental, cosmopolitisme contre nationalisme botanique, tradition horticole et techniques...
Etienne Leterrier-Grimal
janvier 2013
Le Matricule des Anges n°139

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