La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Corpus Auteurs

Gros plan

  • Quoiqu’il puisse être considéré comme un grand écrivain français du siècle dernier, au même titre qu’Henri Calet, Paul Gadenne reste traité comme s’il n’était qu’un petit-maître, à l’image de ces peintres de l’âge classique, talentueux mais sans aucun succès de cours. Gadenne, qui participait à la course aux prix de l’automne 1941 pour son roman Siloé – « Un premier livre qui est un grand livre » (Aujourd’hui, 20 août 1941) – aux côtés de Raymond Guérin, « actuellement prisonnier », de Georges Magnane ou de Pierre Béarn, et n’obtenant ni le Femina, ni le Goncourt, ni le Prix des critiques, ne suscita finalement (...)

    Paul Gadenne

  • Si Le Visage tout bleu débute avec le récit de la naissance difficile de son auteur, c’est sans exhibitionnisme que Patrice Robin l’a écrit. Bien au contraire. « Naissance » pose ainsi le lieu d’où l’écrivain nous parle. Venu le cou étranglé par le cordon ombilical, l’enfant survivra grâce à l’oxygène de la forge de son oncle. On naît parfois le visage d’un bleu provoqué par l’asphyxie et cela laisse une trace, comme un sceau : celui des gens trop modestes pour s’imaginer aller en clinique ou à l’hôpital. Des visages bleus, on en trouve dans le dernier texte du livre : il s’agit de personnages qu’on pouvait (...)

    Patrice Robin

  • Elle intrigue, elle fascine, elle inspire, Emily Dickinson. Jerome Charyn la réinvente en lui donnant une voix dans La Vie secrète d’Emily Dickinson (Rivages, 2013), Christian Bobin rêve autour de sa biographie dans La Dame blanche (Gallimard, 2007) ; Dominique Fortier, dans Les Villes de papier (Grasset, 2020), imagine sa vie intérieure tout en tissant une intéressante réflexion sur le pouvoir de la création et les lieux que nous habitons ; Susan Howe, dans Mon Emily Dickinson, la resitue dans le contexte littéraire, intellectuel et historique qui fut le sien pour mieux montrer combien elle est (...)

    Emily Dickinson

  • Il y a ceci dans la postface que Michel Surya a signée dans la première édition d’Exit (Séguier), vif récit pornographique écrit en 1982 et publié en 1988 : « ce qu’il y a six ans, je pouvais encore écrire, je ne suis plus sûr que je le puisse aujourd’hui. Bien sûr, je le peux : mais au prix peut-être que j’effraie. La vérité oblige à dire que je crains d’effrayer à proportion de ce que moi-même parfois je le suis. » On pourrait y voir une coquetterie (la peur d’effrayer) quand c’est un aveu qu’il faut entendre (celui de l’effroi et d’en être saisi par nature, le « parfois » étant ici un euphémisme). Cet effroi, (...)

    Michel Surya

  • C’est la voix d’un gamin solitaire qu’on entend. Adossé à un mur auquel il parle, n’ayant qu’aux pierres auxquelles pouvoir parler, il rassemble les images de sa rencontre avec Yan, arrivé dans sa vie quand son père à lui venait de la quitter. Yan, jardinier et maçon, figure des bistrots de cette campagne où l’on distingue mal ce qui différencie les hommes des bêtes, auquel l’enfant voue un amour que seuls les chiens parfois ont pour leur maître. Cet amour surprend par son intensité, mais bien vite, entrant dans la langue du narrateur, on saisit combien celui qui parle est aux prises avec une (...)

    Pascal Commère

Notre sélection

Domaine français Alice Ferney

L' Intimité Editions Actes Sud
2020
Dans un récit à la fois ample et intimiste, Alice Ferney confronte ses personnages aux choix et dilemmes que notre monde, complexe, ne cesse de dresser devant nous. On se souvient de l’incipit d’Anna Karénine de Tolstoï : « Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon ». Peut-être conviendrait-il, à l’issue de la lecture des centaines de pages de ce passionnant roman, de le reformuler ainsi : chaque famille qui cherche à être heureuse le fait à sa façon. C’est d’autant plus vrai dans l’Occident...
Thierry Cecille
septembre 2020
Le Matricule des Anges n°216

Domaine étranger Mario Rigoni Stern

Retour sur le Don Editions Belles Lettres
2020
Dans une prose toujours superbe de simplicité, Mario Rigoni Stern revient sur ses années de guerre, avec la même compassion et le même amour des humbles. Lorsque parut Le Sergent dans la neige, en 1953, il en fut pour croire que ce serait le seul livre de Mario Rigoni Stern. Avec une force de conviction et une simplicité sans égales, il y racontait ses souvenirs de la terrible retraite qui décima les troupes italiennes envoyées sur le front russe, en appui des forces allemandes. Une scène hallucinante, entre beaucoup d’autres, fit beaucoup...
Yann Fastier
octobre 2020
Le Matricule des Anges n°217

Poésie Edward W. Said

Du style tardif Editions Actes Sud
2012
Edward W. Said, dans ces essais réunis de manière posthume, invente le concept de « style tardif » et explore, avec perspicacité, des œuvres marquantes qui l’illustrent. Quoi de commun entre Le Guépard (le roman de Lampedusa et le film qu’en tira Visconti) et les derniers quatuors de Beethoven, quels rapports significatifs établir entre Cosi fan tutte et Un captif amoureux de Genet ? Nul doute qu’il était nécessaire de posséder la culture et la curiosité de Edward W. Said, tout comme son expérience cosmopolite – au sens noble que l’on donnait à ce terme au...
Thierry Cecille
novembre 2012
Le Matricule des Anges n°138

Théâtre Matéi Visniec

Lettres d’amour à une princesse chinoise - Et autres pièces courtes Editions Actes Sud / Papiers
2012
Intimiste et discrètement loufoque, le théâtre de Matei Vişniec joue à se faire risible pour mieux poser ses questions délicates. Auprès de l’empereur de Chine, deux entreprises d’ornementation florale rivalisent de phraséologie pour convaincre le Grand Ordonnateur du mariage de la princesse de les prendre pour décorateurs attitrés. Les positions s’affrontent, sous couvert de burlesque : idéalisme floral contre matérialisme ornemental, cosmopolitisme contre nationalisme botanique, tradition horticole et techniques...
Etienne Leterrier-Grimal
janvier 2013
Le Matricule des Anges n°139

Auteurs chroniqués

Index alphabétique des auteurs

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

K