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Corpus Auteurs

Gros plan

  • J’ai découvert Nizan sur le tard, à trente ans passés, dans les années soixante-dix. Stupeur, colère. Ainsi, j’avais pu faire mes études de lettres sans avoir rien lu de Nizan ? Plus tard, commencer d’écrire sans soupçonner l’existence des Chiens de garde, d’Antoine Bloyé ? Belle occultation (…). Rien n’effacerait l’absence de Nizan dans mes années de formation. Il y a des fraternités si fortes qu’on regrette toujours qu’elles n’aient pas commencé plus tôt. Fraternité, non pas complicité ou connivence (…). La fraternité est d’un autre ordre. C’est la rencontre dans quelqu’un d’autre de ses propres (...)

    Paul Nizan

  • Depuis la parution de Corniche Kennedy, il y a deux ans, son nom s’inscrit au programme de nombreux festivals ou rencontres littéraires. Maylis de Kerangal y apporte le témoignage heureux d’une activité – l’écriture, la littérature – dont l’exploration ne cesse de l’enthousiasmer. Publiée pour la première fois (en tant que romancière), il y a tout juste dix ans, son parcours romanesque ressemble à un jeu d’arcades où chaque parution symboliserait le passage à un niveau supérieur. Accompagnée depuis le début par le même éditeur (Verticales) et rejointe en cours de partie par ses acolytes de la revue (...)

    Maylis de Kerangal

  • Chez Bolaño, le pire n’est jamais sûr. Son œuvre est pleine d’asiles et d’hôpitaux, de lunatiques et de marginaux, d’ombres chinoises inquiétantes. Des putes des poètes des allumés des spadassins des tristes sires : rien qui les distingue, à première vue, des personnages du Gabriel García Márquez des Mémoires de mes putains tristes ou de Cent ans de solitude. L’Amérique latine de Bolaño ressemble pourtant plus à un cauchemar dont ses personnages essaient de se réveiller, qu’à l’utopique et pittoresque Macondo colombien de Márquez où finit toujours par triompher la fureur d’exister. Les romans et les (...)

    Roberto Bolaño

  • Le 24 avril 1965, dans Le Chemin de Sion (le premier de ses Carnets), Louis Calaferte dresse un état des lieux provisoire : « Tout ce que j’ai produit depuis dix ans n’a rencontré aucun écho, qu’il s’agisse de Septentrion, de No man’s land, de Mégaphonie, et enfin de Satori. » Pour exagéré qu’il soit, le constat est terrible. Pour le lecteur surtout, car l’écrivain d’ajouter, imperturbable : « N’importe. Poursuivre selon mon exigence intérieure. Si je me trompe, me tromper dans cette conformité à moi-même. » Cinquante ans plus tard, alors que Calaferte est resté fidèle à lui-même jusqu’au bout, la donne (...)

    Louis Calaferte

  • Un jeune ethnologue décroche un CDD de trois mois pour réaliser une sorte d’audit sur la cité HLM des Pigeonniers sise dans une Ville Nouvelle. Le quartier est promis à une rénovation dont la première étape sera paradoxalement sa démolition. Charles (c’est le nom de notre héros sans silhouette) est choisi car il est banlieusard, ce qui était une condition nécessaire pour pénétrer l’âme kaléidoscopique des lieux. Le nouveau roman de Charles Robinson nous plonge dans les Cités (il y met une majuscule) aussi vite qu’une noisette de beurre filerait sur une poêle brûlante. La phrase va vite, court d’une vie (...)

    Charles Robinson

Notre sélection

Domaine français Esther Tellermann

Première version du monde Editions Unes
2018
L’humanité a perdu le goût de la fable. Tragique désillusion dont Esther Tellermann nous distille un récit extrême. Étrange, hors du commun, cette Première version du monde signée Esther Tellermann, poète et psychanalyste dont l’œuvre compte désormais une quinzaine de titres depuis Première apparition avec épaisseur (Flammarion, 1986) jusqu’à Éternité à coudre (Unes, 2016). Se situant dans la lignée d’un précédent récit en prose, Une odeur humaine (Farrago/Léo Scheer, 2004), il multiplie les instances...
Richard Blin
novembre 2018
Le Matricule des Anges n°198

Domaine étranger Eshkol Nevo

Trois étages Editions Gallimard
2018
Trois étages, une petite copropriété, des voisins discrets : Eshkol Nevo ausculte l’air de rien les tourments de la société israélienne. Eshkol Nevo nous fait grimper les marches d’un immeuble résidentiel, quelque part en banlieue de Tel-Aviv, « Bourgeville, îlot de bon sens », ou de « conservatisme mou », à voir, le jugement varie selon les humeurs et états d’âme de qui le porte. La ville est à portée de voiture, de bus, mais ici règne un calme aseptisé. C’est compter sans la réalité qui se masque, derrière les façades...
Julie Coutu
novembre 2018
Le Matricule des Anges n°198

Poésie Suzanne Doppelt

Rien à cette magie Editions POL
2018
Suzanne Doppelt signe une divagation énigmatique sur le motif de la bulle de savon. Un existentialisme où le fiasco en est la figure parfaite. Septième livre, si l’on excepte les images que Suzanne Doppelt réalisa pour le Kub Or (1994) de Pierre Alferi et pour Dans la reproduction en 2 parties égales des plantes et des animaux (1999) d’Anne Portugal, Rien à cette magie entremêle gracieusement ses collages et ses textes : le lien est autant à chercher qu’à imaginer comme un jeu de l’oie ou une ritournelle incessante d’allers et de...
Emmanuel Laugier
février 2019
Le Matricule des Anges n°200

Théâtre Elemawusi Agbedjidji

Transe-maître(s) Editions Théâtrales
2019
Arme au service de la colonisation, la langue est aussi un moyen de libération. Tout commence par un prologue au cours duquel on assiste très modestement à la création du monde, « Dieu s’étant ennuyé toute l’éternité ». Il en profite pour créer aussi un gouvernement dans lequel on retrouve Bismarck au Partage des terres et Jules Ferry à l’Enseignement national. Et parmi les recommandations formulées par le créateur auprès de ceux qui vont le servir, la plus importante...
Patrick Gay Bellile
avril 2019
Le Matricule des Anges n°202

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